Résolutions de l'assemblée de la Malbaie: Difference between revisions

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RÉSOLU, 2 : Qu'en déléguant en cette province, la commission dite royale, les ministres de Sa Majesté ont grossièrement insulté les habitants de ce pays, puisque l'adoption de cette mesure comportait des doutes sur la vérité et la justice des représentations souvent adressées à Sa Majesté par l'entremise de la Chambre d'assemblée.
RÉSOLU, 2 : Qu'en déléguant en cette province, la commission dite royale, les ministres de Sa Majesté ont grossièrement insulté les habitants de ce pays, puisque l'adoption de cette mesure comportait des doutes sur la vérité et la justice des représentations souvent adressées à Sa Majesté par l'entremise de la Chambre d'assemblée.


RÉSOLU, 3 :
Sur motion du vice-président, secondée par M. le président.


RÉSOLU, 4 :
RÉSOLU, 3 : Que nous avons appris avec le sentiment d'indignation qu'inspire l'injustice que Sir John Russel avait osé proposer à la chambre des communes d'Angleterre une série de résolutions indignes d'un homme de bien et attentatoires à nos libertés et à nos droits constitutionnels les plus chers, mais que nous savons assez les apprécier pour les défendre en hommes libres et pour ne céder qu'avec la force.


RÉSOLU, 5 :
Sur motion de M. le président, secondée par docteur Lavaux.


RÉSOLU, 6 :
RÉSOLU, 4 : Que nous avons vu avec surprise et chagrin que loin d'être dictés par les principes libéraux qui devraient toujours guider les hommes d'État de l'Empire britannique au dix-neuvième siècle, les rapports de la dite commission sont basés sur les opinions formées sous l'influence des préjugés nationaux et tendent à perpétuer ou accroître les difficultés qui depuis si longtemps retardent le développement des améliorations dont cette belle partie des possessions britanniques est susceptible.


RÉSOLU, 7 :
Sur motion de M. Jean-Bte. Pépin Lachance, secondée par M. André Hervey.


RÉSOLU, 8 :
RÉSOLU, 5 : Que nous regrettons sincèrement que les ministres de Sa Majesté, méprisant les voeux du peuple canadien, si énergiquement exprimés par ses représentants et soumis au parlement impérial l'an dernier, mais qu'ils aient pris pour base de leur  conduite envers cette province les rapports partiaux et incorrects de la dite commission et refusent de mettre un terme aux maux que nous souffrons depuis si longtemps, en changeant la constitution du Conseil législatif, cause première et féconde des dissensions qui déchirent cette province.
 
Sur motion du docteur Lavaux, secondée par M. le secrétaire.
 
RÉSOLU, 6 : Que la propostion des résolutions coercitives proposées par Sir John Russel contre un peuple loyal et souffrant, n'a pas été reçue par la chambre des communes d'Angleterre avec l'horreur que devaient inspirer à ce corps, des mesures subversives des droits qui nous sont communs avec le peuple anglais de qui nous avons appris à les chérir et à les défendre.
 
Sur motion de François Boulianne, ecr., secondée par M. P. Savard.
 
RÉSOLU, 7 : Que cette absence de sympathie de la part de la majorité de nos co-sujets britanniques nous obligera de chercher ailleurs, la protection et la justice que nous avions droit d'attendre du gouvernement britannique, d'après les traités et les engagements contractés avec nous par cette puissance.
 
Sur motion de M. Joseph Brassard, secondée par M. Ant. Guay.
 
RÉSOLU, 8 : Que si le gouvernement impérial violait notre constitution en privant la chambre d'assemblée du contrôle exclusif des deniers prélevés sur le peuple canadien, seul moyen constitutionnel d'obtenir justice et d'empêcher les nombreuses empiétations des autres branches de la législature en cette province sur les droits du peuple les mieux reconnus et les plus directement définis, alors nous considérerons comme rompu et nul le contrat social qui nous attachait à l'empire britannique, qui en cessant de remplir ses engagements nous relèverait des obligations que les traités nous imposent.
 
Sur motion...


RÉSOLU, 9 :
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RÉSOLU, 13 :
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RÉSOLU, 14 :
RÉSOLU, 14 : Que Messrs. O'Connell, Robebuck, Leader, Sir William Molesworth, Messrs. Grote et Buller et les autres membres de la chambre des communes d'Angleterre qui ont élevé leurs voix en faveur du peuple canadien opprimé et victime des vils préjugés nationaux, sont dignes de notre reconnaissance et que la sympathie qu'ils ont montrée pour nous est vivement sentie, et elle ne sera jamais oubliée par les habitants de ce comté.
 
''Le Libéral'', <br />
31 octobre et 10 novembre 1837

Revision as of 13:25, 4 April 2007

Sur motion de Joseph Brassard, secondée par M. Louis Tremblay.

RÉSOLU, 1 : Que nous avons toujours considéré et considérons encore la Chambre d'assemblée de cette province comme le seul organe constitutionnel des voeux et des volontés du peuple canadien; ce corps n'ayant jamais cessé d'être le protecteur énergique et infatigable des libertés et des droits des loyaux sujets de Sa Majesté en cette province.

Sur motion de M. Timothée Dufour, senior, secondée par M. Félix Brassard.

RÉSOLU, 2 : Qu'en déléguant en cette province, la commission dite royale, les ministres de Sa Majesté ont grossièrement insulté les habitants de ce pays, puisque l'adoption de cette mesure comportait des doutes sur la vérité et la justice des représentations souvent adressées à Sa Majesté par l'entremise de la Chambre d'assemblée.

Sur motion du vice-président, secondée par M. le président.

RÉSOLU, 3 : Que nous avons appris avec le sentiment d'indignation qu'inspire l'injustice que Sir John Russel avait osé proposer à la chambre des communes d'Angleterre une série de résolutions indignes d'un homme de bien et attentatoires à nos libertés et à nos droits constitutionnels les plus chers, mais que nous savons assez les apprécier pour les défendre en hommes libres et pour ne céder qu'avec la force.

Sur motion de M. le président, secondée par docteur Lavaux.

RÉSOLU, 4 : Que nous avons vu avec surprise et chagrin que loin d'être dictés par les principes libéraux qui devraient toujours guider les hommes d'État de l'Empire britannique au dix-neuvième siècle, les rapports de la dite commission sont basés sur les opinions formées sous l'influence des préjugés nationaux et tendent à perpétuer ou accroître les difficultés qui depuis si longtemps retardent le développement des améliorations dont cette belle partie des possessions britanniques est susceptible.

Sur motion de M. Jean-Bte. Pépin Lachance, secondée par M. André Hervey.

RÉSOLU, 5 : Que nous regrettons sincèrement que les ministres de Sa Majesté, méprisant les voeux du peuple canadien, si énergiquement exprimés par ses représentants et soumis au parlement impérial l'an dernier, mais qu'ils aient pris pour base de leur conduite envers cette province les rapports partiaux et incorrects de la dite commission et refusent de mettre un terme aux maux que nous souffrons depuis si longtemps, en changeant la constitution du Conseil législatif, cause première et féconde des dissensions qui déchirent cette province.

Sur motion du docteur Lavaux, secondée par M. le secrétaire.

RÉSOLU, 6 : Que la propostion des résolutions coercitives proposées par Sir John Russel contre un peuple loyal et souffrant, n'a pas été reçue par la chambre des communes d'Angleterre avec l'horreur que devaient inspirer à ce corps, des mesures subversives des droits qui nous sont communs avec le peuple anglais de qui nous avons appris à les chérir et à les défendre.

Sur motion de François Boulianne, ecr., secondée par M. P. Savard.

RÉSOLU, 7 : Que cette absence de sympathie de la part de la majorité de nos co-sujets britanniques nous obligera de chercher ailleurs, la protection et la justice que nous avions droit d'attendre du gouvernement britannique, d'après les traités et les engagements contractés avec nous par cette puissance.

Sur motion de M. Joseph Brassard, secondée par M. Ant. Guay.

RÉSOLU, 8 : Que si le gouvernement impérial violait notre constitution en privant la chambre d'assemblée du contrôle exclusif des deniers prélevés sur le peuple canadien, seul moyen constitutionnel d'obtenir justice et d'empêcher les nombreuses empiétations des autres branches de la législature en cette province sur les droits du peuple les mieux reconnus et les plus directement définis, alors nous considérerons comme rompu et nul le contrat social qui nous attachait à l'empire britannique, qui en cessant de remplir ses engagements nous relèverait des obligations que les traités nous imposent.

Sur motion...

RÉSOLU, 9 :

RÉSOLU, 10 :

RÉSOLU, 11 :

RÉSOLU, 12 :

RÉSOLU, 13 :

RÉSOLU, 14 : Que Messrs. O'Connell, Robebuck, Leader, Sir William Molesworth, Messrs. Grote et Buller et les autres membres de la chambre des communes d'Angleterre qui ont élevé leurs voix en faveur du peuple canadien opprimé et victime des vils préjugés nationaux, sont dignes de notre reconnaissance et que la sympathie qu'ils ont montrée pour nous est vivement sentie, et elle ne sera jamais oubliée par les habitants de ce comté.

Le Libéral,
31 octobre et 10 novembre 1837