Résolutions de l'assemblée patriote de Montréal

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Sur motion de Tous. Peltier, écuyer, secondée par M. William Galt.

RÉSOLU, 1 : Que cette assemblée condamne et proteste solennellement contre les résolutions, dernièrement introduites, concernant les affaires de cette province, par le ministère dans le parlement britannique, qui les a passées à une grande majorité, et qui par là a sanctionné un principe de spoliation, qui pourra tôt ou tard servir de précédent pour attaquer et détruire, non seulement les droits et les libertés des habitants des autres colonies britanniques, mais même ceux du peuple anglais.

Sur motion de Robert Nelson, écuyer, M.P.P, secondée par Antoine Voyer, écuyer.

RÉSOLU, 2 : Que l'adoption de ces résolutions démontre un mépris absolu pour les justes demandes des habitants de cette province; qu'elle détruit notre confiance dans le parlement britannique, et qu'elle devrait porter la conviction chez le peuple canadien, qu'à l'avenir, il ne doit attendre du gouvernement du Royaume-Uni ni redressement de ses griefs, ni respect pour ses droits politiques.

Sur motion de Joseph Roy, écuyer, M.P.P., secondée par M. Dexter Chapin.

RÉSOLU, 3 : Que le parlement britannique, en passant une de ces résolutions, pour s'emparer des revenus de cette province, s'est rendu coupable d'un violation outrageante de nos droits les mieux reconnus; qu'il est d'un devoir impérieux pour nous tous de résister à cette violation par tous les moyens légaux qui sont en notre pouvoir, et que dorénavant nous devons avoir la fermeté d'âme de ne plus avoir recours à un corps qui s'est déclaré si fortement hostile à nos libertés.

Sur notion de Pierre Beaubien, écuyer, M D., secondée par P. P. Lachapelle père, écuyer.

RÉSOLU, 4 : Que, pour l'établissement solide et la préservation de ces libertés, nous ne devons compter que sur nous-mêmes, sur notre propre énergie et sur la sympathie de nos voisins du continent d'Amérique, et qu'il est de notre prudence de nous préparer aux difficultés que nous pourrions rencontrer, par des habitudes de stricte économie dans nos dépenses personnelles, par nos efforts à promouvoir l'éducation, l'agriculture, l'industrie, les manufactures et le commerce dans cette province.

Sur motion de C. S. Cherrier, écuyer, M.P.P., secondée par E. B. O'Callaghan, écuyer, M.P.P.

RÉSOLU, 5 : Que, lorsque les revenus de cette province sont dilapidés pour satisfaire la cupidité de ceux qui sont toujours opposés aux désirs et aux besoins du peuple, c'est pour nous une « nécessité urgente » de diminuer autant que possible la source de leur production, en faisant usage des produits des manufactures de notre pays, et en nous abstenant, autant qu'il est en notre pouvoir, de ceux qui paient des droits, ou qui nous viennent d'au-delà des mers.