Résolutions de l'assemblée de Saint-Athanase
Une lettre circulaire signée par Frs. Jos. Davigon, écuyer, M. D. de St-Jean, fut adressé aux principaux citoyens de Chambly, St-Mathias, Ste-Marie, St-Athanase, St-Jean, St-Luc, Ste-Marguerite de Blairfindie, St-Cyprien, St-Valentin et autres paroisses demandant qu'une assemblée eut lieu à St-Athanase dimanche le 5 du courant pour proposer un plan de conciliation entre le parti patriote et le parti bureaucrate.
Timothée Franchère, écuyer, fut appelé unanimement à la présidence, Eustache Soupras, de St-Mathias et Gabriel Marchand, écuyers de St-Jean, furent nommés vice-présidents.
Gabriel Marchand, écuyer, soumit alors une série de propositions au nombre de 24 dont la première demandait le rappel de milord Gosford, ce qui fut accepté avec les vives acclamations. La seconde se prononçait contre le cumul des places et fut approuvée par tous les assistants. La troisième qui demandait que le conseil exécutif fut composé de six personnes dont trois nommées par le gouvernement et trois par le peuple fut rejetée comme n'étant pas renfermée dans les 92 résolutions. La quatrième demandait que le conseil législatif fut composé de 40 membres dont 20 nommés par le gouvernement et 20 par le peuple fut rejetée unanimement comme contraire aux principes des 92 résolutions. Une autre proposition de la part de Ls. Marchand, écuyer de St-Jean, demandant que le peuple nommerait 30 membres sur 40 fut encore rejetée unanimement. Une troisième proposition demandant que le conseil législatif fut entièrement électif fut adoptée unanimement.
La cinquième proposition portant que les conseillers seront des personnes influentes possédant une éducation au moins élémentaire et indépendantes du côté de la fortune fut rejetée et on en adopta une portant que les conseillers législatifs seraient des personnes influentes dans le sens de l'opinion populaire et possédant les qualifications pécuniaires telles que portées dans l'acte passé par la chambre d'assemblée en 1836 pour amender la constitution de cette province.
La proposition demandant que la chambre d'assemblée restât telle qu'elle est maintenant fut reçue au milieu des plus vives acclamations.